Tag Archives: development

That’s a wrap! Le montage commence à l’IF de Fès

Après de longues négociations pour obtenir les autorisations nécessaires aux deux derniers tournages – au hammam de la mosquée Moulay Idriss II et à la nouvelle station d’épuration d’eau, en avale de l’ancienne médina – les tournages ‘[D]es eaux cachées’ sont enfin terminés. Ces tournages n’auraient pu avoir lieu sans l’aide de Karima al Baz de la Commission Marocaine Américaine d’Echanges Culturelles et Educatives et du Wilaya de la région Fès-Boulemane.

Dans le hammam Moulay Idriss, un des plus beaux et plus anciens de Fès, on peut y voir des plafonds voûtés et un frigidarium (nom latin pour la structure analogue des bains romains) surmonté d’une grande coupole. Cette structure permet de stabiliser les températures des salles, en même temps qu’il laisse pénétrer la lumière du jour. Depuis des siècles, les clients de cet hammam jouissent d’un environnement confortable pour y faire leurs ablutions rituelles comme pour bénéficier de la chaleur et des eaux de source qui coulent toujours dans ses bassins.

Plus loin vers l’Oued Sebou, une des plus grandes et plus importantes rivières du Maroc, une nouvelle station d’épuration d’eau sera mise en service en septembre. Gérée par la RADEEF en partenariat avec plusieurs bailleurs de fonds internationaux, cette station dotée des plus récentes technologies aura pour mission de dépolluer complètement les eaux usées de Fès, responsable à 40% de la pollution de l’Oued Sebou entre Fès et l’Atlantique. Elle utilisera le gaz biologique résultant de son traitement biochimique pour générer de l’énergie. Cette technologie fait de cette nouvelle station la plus écologique du pays.

Le 17 juin 2012, Joe Lukawski et Armand Jayet ont rejoint Dar Batha et amorcent désormais la dernière étape de la réalisation du film documentaire “Les eaux cachées”. Accueillis dans la résidence des artistes de l’Institut français de Fès, qui leur apporte un soutien logistique et technique, ils disposent d’un cadre idéal, au coeur de la médina, pour réaliser le montage du film.  3 semaines marathon pour être fin prêts le 6 juillet puisqu’ils présenteront à cette date les premières images du documentaire lors de la projection publique, en présence des nombreux contributeurs et acteurs qui ont rendu possible ce projet documentaire.

Editing for ‘Les eaux cachées’ commences at the French Institute of Fez

After months of negotiation, thanks to Karima al Baz at the Moroccan American Commission for Educationala and Cultural exchange and the Waliya of Fez Boulemane the final shots of “Les eaux cachées” were filmed in the Hammam Moulay Idriss and at Fez’s new water treatment plant.  The Hammam adjoining the sepulchral mosque of Moulay Idriss II is among the oldest, most beautiful, and most traditional of the Fez medina. Its vaulted ceilings and domed frigidarium (to use Roman nomenclature) help to keep in heat, while letting in light and providing a comfortable environment for bathers, whether performing their ritual ablutions, or simply benefitting from the heat and the clear spring water still supplying the hammam.

 
Further afield, towards the River Sebou, one of Morocco’s largest and most important rivers, a new high-tech and highly sustainable water treatment plant overseen by the local water authority waits to be inaugurated. It aims to clean the waters coming from Fez’s river – waters that contribute 40 percent of the Sebou’s overall downstream pollution – to 100 percent potability. The station will be partially powered by natural gas bi-products of the biochemical treatment process. It is slated to start operating in mid-September.
 
On June 17th, Joe Lukawski and Armand Jayet moved into The French Institute of Fez’s Dar Batha to proceed with the last stages of production for “Les eaux cachées.” The artist residency at Dar Batha, with the technical and logistical support offered by IF Fez, offers them an ideal space in the heart of the medina to edit the first cut of the film. After three weeks of marathon editing, Jayet and Lukawski will screen their work on July 6th in the presence of the films participants, co-producers and the public.
Tagged , , , , , , , , , , , , , , ,

Vestiges d’une eau de source

Hier avec un ami du Peace Corps, on allait filmer autour de la rivière Fès où elle entre dans la médina au niveau de R’cif. J’avais déjà filmé cet endroit où à coté de la rivière des petites eaux de sources coulent à travers des passages très anciens, qui alimenté à l’époque une fontaine peut-être ou bien qui étaient utilisées par des petits agriculteurs situés dans cette petite vallée.

Cette fois ci, on rencontre Rachid. Avec sa brouette rempli de bouteilles vides, il descend tous les jours à la recherche des eaux fraîches gratuites. Originaire de Fès, il m’a raconté sa jeunesse où l’on trouvait l’eau de source partout. Maintenant, vivant dans une maison sans eau de robinet avec dix-huit personnes, il trouve que même s’ils avaient une prise d’eau de robinet, elle serait trop cher.

D’une façon, cette rencontre montre l’importance des vestiges d’une eau de source qui, il était une fois, était beaucoup plus accessible aux gens de la médina. Aujourd’hui, la plupart des fontaines publiques dans la médina sont en ruine. La plupart des gens utilisent et paient pour l’eau de robinet. Les anciens canalisations d’eau de source sont dégradés et le débit d’eau est très bas comparé à ce qu’il était il y a une vingtaine d’années. Néanmoins, il y a toujours une partie de cette population urbaine qui dépendent sur “les eaux traditionnelles” et les petites sources. L’état de l’ancien réseau hydraulique en arrière plan, l’amélioration des réseaux modernes a pour mission toucher un maximum de la population en rendant l’eau de robinet plus accessible. Cependant, que feront-ils, les gens qui ne peuvent pas payer, quand il ne restera plus d’eau de source à Fès?

Whats left of Fez’s springs

Yesterday I went with Pearce Corps Volunteer Steven Kurvers to film an area where the Fez river enters the medina near R’cif. I had already filmed this place, where fresh spring water flows through medieval channels just alongside the river that at one time fed a fountain or perhaps brought water to small-scale farms that once littered the valley outside the medina of Fez.

This time, we met Rachid. With his wheelbarrow full of empty plastic water jugs, he goes there everyday in search of free fresh water. A native of Fez, he told me about his youth when spring water flowed freely throughout the old city. Now he lives with eighteen family members in a house with no running water, and he says that even if they had a intake valve on the house, tap water would be too expensive.

In a way, this meeting shows the importance of what is left of Fez’s spring water, which at one time was more accessible to the people of the Fez medina. Today most public fountains in the medina are in ruins. Most people pay for access to tap water from the municipality. The old water canals are degraded and the flow of water through them is much less than it was, say twenty years ago. Nonetheless, there are still people in the Fez medina who depend on “traditional water” and small springs despite the stress on these resources posed by overpopulation. With work on the old water system on the back burner, improvements to the modern water system aim to make tap water more accessible to more people. However, what will those who can not pay do when the springs dry up?

Photos by: Steven Kurvers
Tagged , , , , , , , , , , , , ,

UPDATE: New Promo, New Assistant Producer, Still no Camera

By now our kickstarter is looking quite sad. However, perhaps a new video in HD will make the art world out there want to give us money. We shot it on a DSLR too! Yeah… that will get em on our side… Special thanks to Michael Grieve from Agence Vu for letting me use his camera, and to Omar Chennafi for filming the oh-so-stylish walking shots of me in my neighborhood. Felt a bit “Vanguard-esque” when I was editing them… anyways, on to the video:

In other news, Joe Hollowell, a Peace Corps. worker and a sustainable development pro, has offered his hand in the research and production of the film. Joe will be joining me in Fez in the coming weeks, when we will start making our strategy for getting interviews, access to restricted areas, and all kinds of other cool filmmaker things.

Last for the day, but not least, my camcorder has once again failed to make it through APO mail. Third time is a charm inshallah.

All for now. Remember that time to help fund our production is ticking away.

Best from Fez

Joe

Tagged , , , , , , , , , ,
%d bloggers like this: