Category Archives: morocco

‘Les eaux cachées’ à TEDxRabat

Rendez-vous le 24 novembre au Club Banque al Maghrib pour l’édition 2012 de la conférence TEDxRabat sous le thème “Illumination”. Le réalisateur Joseph Lukawski présentera “Les eaux cachées”, un film à la fois ethnologique et historique sur la ville de Fès et ses eaux, fruit d’une exploration filmique d’un an dans la médina de l’ancienne capitale impériale.

Comment le passé éclaire-t-il le présent dans le film documentaire ?

“Hidden Waters” at TEDxRabat

Join us the 24th of November at the Club Banque al Maghrib in Rabat, Morocco for the 2012 edition of TEDxRabat, under the theme “Illumination.” Director of “Hidden Waters” Joe Lukawski will present the film and speak about his ethnographic and historical exploration of water in the medieval city of Fez.
 
How does the past illuminate the present in film?
 

Pour plus d’informations / For more information :: www.tedxrabat.com

 
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Vestiges d’une eau de source

Hier avec un ami du Peace Corps, on allait filmer autour de la rivière Fès où elle entre dans la médina au niveau de R’cif. J’avais déjà filmé cet endroit où à coté de la rivière des petites eaux de sources coulent à travers des passages très anciens, qui alimenté à l’époque une fontaine peut-être ou bien qui étaient utilisées par des petits agriculteurs situés dans cette petite vallée.

Cette fois ci, on rencontre Rachid. Avec sa brouette rempli de bouteilles vides, il descend tous les jours à la recherche des eaux fraîches gratuites. Originaire de Fès, il m’a raconté sa jeunesse où l’on trouvait l’eau de source partout. Maintenant, vivant dans une maison sans eau de robinet avec dix-huit personnes, il trouve que même s’ils avaient une prise d’eau de robinet, elle serait trop cher.

D’une façon, cette rencontre montre l’importance des vestiges d’une eau de source qui, il était une fois, était beaucoup plus accessible aux gens de la médina. Aujourd’hui, la plupart des fontaines publiques dans la médina sont en ruine. La plupart des gens utilisent et paient pour l’eau de robinet. Les anciens canalisations d’eau de source sont dégradés et le débit d’eau est très bas comparé à ce qu’il était il y a une vingtaine d’années. Néanmoins, il y a toujours une partie de cette population urbaine qui dépendent sur “les eaux traditionnelles” et les petites sources. L’état de l’ancien réseau hydraulique en arrière plan, l’amélioration des réseaux modernes a pour mission toucher un maximum de la population en rendant l’eau de robinet plus accessible. Cependant, que feront-ils, les gens qui ne peuvent pas payer, quand il ne restera plus d’eau de source à Fès?

Whats left of Fez’s springs

Yesterday I went with Pearce Corps Volunteer Steven Kurvers to film an area where the Fez river enters the medina near R’cif. I had already filmed this place, where fresh spring water flows through medieval channels just alongside the river that at one time fed a fountain or perhaps brought water to small-scale farms that once littered the valley outside the medina of Fez.

This time, we met Rachid. With his wheelbarrow full of empty plastic water jugs, he goes there everyday in search of free fresh water. A native of Fez, he told me about his youth when spring water flowed freely throughout the old city. Now he lives with eighteen family members in a house with no running water, and he says that even if they had a intake valve on the house, tap water would be too expensive.

In a way, this meeting shows the importance of what is left of Fez’s spring water, which at one time was more accessible to the people of the Fez medina. Today most public fountains in the medina are in ruins. Most people pay for access to tap water from the municipality. The old water canals are degraded and the flow of water through them is much less than it was, say twenty years ago. Nonetheless, there are still people in the Fez medina who depend on “traditional water” and small springs despite the stress on these resources posed by overpopulation. With work on the old water system on the back burner, improvements to the modern water system aim to make tap water more accessible to more people. However, what will those who can not pay do when the springs dry up?

Photos by: Steven Kurvers
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La journée mondiale de l’eau à Aghmat, un voyage dans le passé

Depuis 1993, on observe chaque 22 mars la Journée Mondiale de l’Eau. Cette année, ce jour qui nous exiges de penser à l’importance de l’eau et à son avenir tombe une semaine après le Forum Mondiale de l’Eau à Marseille où deux jeunes représentants du confédération Ifogha des tribus Touareg ont commencé le cérémonie d’ouverture avec une lecture mouvante sur l’importance de la conservation d’eau et des réalités de sécheresse. Le soif, dit la jeune fille, est quelque chose que peu d’entre les gens présent au forum puisse connaître, mais qui est une réalité pour beaucoup de gens des régions plus sèches du monde. Voici leur lecture :

Les régions désertiques d’où ils viennent ont toujours posé ce défi aux peuples nomades du Sahara. Pendant un entretien avec l’architecte Rachid Haloui, il nous dit que la manque d’eau est quelque chose que les Arabes nomades portaient dans leurs gènes, qui les exigeait il était une fois de maîtriser l’eau : sa conservation, son partage, et son utilisation. Aujourd’hui, cette maîtrise des eaux, qui a informé d’une certaine manière l’aménagement des villes de l’Afrique du Nord par les peuples désertiques, comme les Almorovides au dixième siècle au Maroc; elle risque d’être oublié par la modernité.

Fès n’a jamais vu un vrai manque d’eau jusqu’à récemment, c’est à dire quelques dizaines d’années. Maintenant le changement climatique et le dégradation des anciens réseaux font que les gens ne peuvent plus forcément vivre sur les eaux de sources et des rivières comme avant. Le niveau est trop bas, les sources ne sont plus si nombreux.  Néanmoins, pour comprendre la maîtrise des eaux riches de Fès dans sa “belle époque,” il faut regarder dans le passé où les peuples des régions sèches sont arrivés aux sources de la région Fès – Meknes avec leur savoir faire, leurs valeurs d’égalité et de partage des eaux et leurs idées pour son aménagement.

Pour la Journée Mondiale de l’Eau, je me retrouves au site archéologique d’Aghmat avec l’anthropologue Marocain Mustapha Qadery pour filmer les vestiges de cette ancienne capitale Almorovide, où la ville entière et son hammam majestueux étaient alimenté par les eaux de rivière canalisées des montagnes à coté. Le hammam le palais et la mosquée d’Aghmat ont été tous découverts pendant une série de digues réalisés par l’archéologue Américain Ron Messier et son équipe. Aghmat et Marrakech, tous les deux capitales Almorovides à leurs tours, sont, comme Fès, alimentées ingénieusement et peuvent élargir notre point de vu sur les traditions de partage équitable des eaux qui existaient à Fès et qui se manifestent dans certains situations aujourd’hui, même malgré un débit moins important et le prix des eaux ‘rumi’ (l’eau de robinet).

Le voyage continue pour la production de ‘Les eaux cachées,’ et avec chaque rencontre, l’histoire des eaux de Fès devient plus complexe. Aujourd’hui, prenons exemple des gens du désert et de ceux qui à l’époque ont pensé à l’eau du point de vu de la conservation et du partage équitable. Allons plus loin pour trouver des solutions quotidiennes et globales qui puissent rendre l’accès à l’eau plus équitable dans nos quartiers comme dans le monde. Comprenons que le soif existe et qu’il risque de détruire nos cultures.

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“les eaux cachées” sur Luxe Radio

Joe Lukawski et son film ‘les eaux cachées’ font sujet d’une émission du serie “authentica,” réalisé par Fredéric Calmès sur Luxe Radio Maroc. Joe parles de l’ancien réseau hydraulique dans la médina de Fès et l’avenir de la rivière.

A écouter ici : Les Eaux de Fès

‘Les eaux cachées’ on Luxe Radio

Joe Lukawski’s film “Les eaux cachées” was recently featured on Luxe Radio Maroc’s “Authentica.” In the reportage by Fredéric Calmès Joe speaks about the medieval water system in the medina of Fez and the future of Fez’s river.

Listen here: The Waters of Fez

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Ca tourne! Premiers tournages à Fès

Depuis Septembre on attends les autorisations nécessaires pour commencer les tournages, et hier on les a eu. On commence avec les espaces publiques et les alentours de la médina: le jardin du Djnan Sbil et les oueds qui contribuent aux ressources d’eau de la plus magnifique ville médiéval de l’Afrique.

On cherche toujours quelques intervenants professionnels (dans les métiers de l’eau et de l’urbanisme) pour le film et des stagiaires pour aider avec les grands tournages qui auront lieu en Mars.

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Since September we’ve been waiting for the proper authorizations from the Moroccan authorities to start filming, and yesterday VOILA! We’ll be starting with public spaces and the surrounding areas of the medina: the Djnan Sbil gardens, and the rivers contributing to Fez’s water supply.

We’re still looking for interviewees (preferrably professionals in water and urban planning), and interns to help with some of the larger shoots in March.

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Zawiya d’Ifrane: In search of Morocco’s freshest waters

As part of the film, I will be taking a look at the geography of the regions surrounding Fez. This is not only to contextualize Fez’s waters geologically, but to take a look at some smaller-scale water systems as well as rural installations providing for shepherds and small agricultural settlements.

With the help of Joe and Steven (pictured above), two Peace Corps. volunteers specializing in sustainable development and environmental science, I had the opporunity to spend three days hiking and camping in the hills and cedar forests surrounding the village of Zawiya d’Ifrane. Situated beneath a massive plateau, the village is sustained by the waterfalls cascading of the sheer rock face of said plateau. Further upstream (a long and strenuous hike away), the hills are covered in pines planted by the French and the native oaks until at an even higher altitude, one reaches the cedar forests – one of Morocco’s most beautiful and treasured natural resources.

While on the hike, Steven took us to a well capped by the French, he thinks, where the freshest and coldest water I’ve ever tasted gushes freely from beneath a massive rock. This well was not only our lifeblood during the hike, but it is vital to shepherds and a nearby (abandoned) cottage (also built by the French according to Steven).

We did manage to shoot some footage (I didn’t hike up 1700 ft. of rocky muddy terrain with a massive tripod on back for nothing!) on the hike, however, it will be exciting to go back to Zawiya to take a closer look at local use of these wells and rivers and their affect on life in the village. Today, Fez may have very little in common with Zawiya d’Ifrane, however they have similar, if anachronistic origins. At one time Fez was nothing more than a settlement for herders, lightly built up, and heavily reliant on the fresh water coursing down its hills from sources higher up. Shooting in Zawiya d’Ifrane will allow us to try and go back in time to discover how water was used before Fez was founded as the now-saintly city of Moulay Idriss II.

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Jardin Djnan Sbil – River, meet Fez

The Jardin Djnan Sbil is a public park next to the royal palace that has long been a favorite place for Fassi of all walks of life to spend some down-time and get some air – even though it is closed in the evening and has until recently been closed for work. It boasts lovely tiled fountains and green walkways where school kids hang out between class, where families sit and picnic, and strollers contemplate.

However, what I had come to see was further back. Past the parks central plaza is an enormous basin where waters collected from the river are distributed into channels heading for different parts of the medina. Some of the open-air channels are visibly old, dating back to the Sa’adian period of Fez’s 1200 year history according to one park worker. Though I’m not sure of this advice, it is interesting to not that in some cases the old channels were simply repaired and modern floodgates were added to control the flow of waters. In other cases, new channels were built, and what was once the bed of a small branch of the river lies empty and dry nearby.

From Tareq Madani’s work on the historical water system of Fez, Djnan Sbil is not only an access point to the river, but it boasts a spring (‘Ain) that also feeds into the upper medina’s water supply. From here clean water once flowed to the water distribution mechanism at Boujloud to be sent flowing downhill – turning water wheels, feeding fountains and homes, and irrigating nearby agricultural lands.

This park is important not only as a starting place in investigating the old water system, but as an example of how it has been modified over the years. Though it functions, however, doesn’t mean the water flowing through this system is as clean and mineral-rich as it once was. The park worker told me that it was not drinkable at all, but that at some point it gets treated. In the film, the drinkability of the water flowing through the old system will be analyzed alongside the switch from free access to paying access to Fez’s heritage waters.

UPDATE: New Promo, New Assistant Producer, Still no Camera

By now our kickstarter is looking quite sad. However, perhaps a new video in HD will make the art world out there want to give us money. We shot it on a DSLR too! Yeah… that will get em on our side… Special thanks to Michael Grieve from Agence Vu for letting me use his camera, and to Omar Chennafi for filming the oh-so-stylish walking shots of me in my neighborhood. Felt a bit “Vanguard-esque” when I was editing them… anyways, on to the video:

In other news, Joe Hollowell, a Peace Corps. worker and a sustainable development pro, has offered his hand in the research and production of the film. Joe will be joining me in Fez in the coming weeks, when we will start making our strategy for getting interviews, access to restricted areas, and all kinds of other cool filmmaker things.

Last for the day, but not least, my camcorder has once again failed to make it through APO mail. Third time is a charm inshallah.

All for now. Remember that time to help fund our production is ticking away.

Best from Fez

Joe

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