La journée mondiale de l’eau à Aghmat, un voyage dans le passé

Depuis 1993, on observe chaque 22 mars la Journée Mondiale de l’Eau. Cette année, ce jour qui nous exiges de penser à l’importance de l’eau et à son avenir tombe une semaine après le Forum Mondiale de l’Eau à Marseille où deux jeunes représentants du confédération Ifogha des tribus Touareg ont commencé le cérémonie d’ouverture avec une lecture mouvante sur l’importance de la conservation d’eau et des réalités de sécheresse. Le soif, dit la jeune fille, est quelque chose que peu d’entre les gens présent au forum puisse connaître, mais qui est une réalité pour beaucoup de gens des régions plus sèches du monde. Voici leur lecture :

Les régions désertiques d’où ils viennent ont toujours posé ce défi aux peuples nomades du Sahara. Pendant un entretien avec l’architecte Rachid Haloui, il nous dit que la manque d’eau est quelque chose que les Arabes nomades portaient dans leurs gènes, qui les exigeait il était une fois de maîtriser l’eau : sa conservation, son partage, et son utilisation. Aujourd’hui, cette maîtrise des eaux, qui a informé d’une certaine manière l’aménagement des villes de l’Afrique du Nord par les peuples désertiques, comme les Almorovides au dixième siècle au Maroc; elle risque d’être oublié par la modernité.

Fès n’a jamais vu un vrai manque d’eau jusqu’à récemment, c’est à dire quelques dizaines d’années. Maintenant le changement climatique et le dégradation des anciens réseaux font que les gens ne peuvent plus forcément vivre sur les eaux de sources et des rivières comme avant. Le niveau est trop bas, les sources ne sont plus si nombreux.  Néanmoins, pour comprendre la maîtrise des eaux riches de Fès dans sa “belle époque,” il faut regarder dans le passé où les peuples des régions sèches sont arrivés aux sources de la région Fès – Meknes avec leur savoir faire, leurs valeurs d’égalité et de partage des eaux et leurs idées pour son aménagement.

Pour la Journée Mondiale de l’Eau, je me retrouves au site archéologique d’Aghmat avec l’anthropologue Marocain Mustapha Qadery pour filmer les vestiges de cette ancienne capitale Almorovide, où la ville entière et son hammam majestueux étaient alimenté par les eaux de rivière canalisées des montagnes à coté. Le hammam le palais et la mosquée d’Aghmat ont été tous découverts pendant une série de digues réalisés par l’archéologue Américain Ron Messier et son équipe. Aghmat et Marrakech, tous les deux capitales Almorovides à leurs tours, sont, comme Fès, alimentées ingénieusement et peuvent élargir notre point de vu sur les traditions de partage équitable des eaux qui existaient à Fès et qui se manifestent dans certains situations aujourd’hui, même malgré un débit moins important et le prix des eaux ‘rumi’ (l’eau de robinet).

Le voyage continue pour la production de ‘Les eaux cachées,’ et avec chaque rencontre, l’histoire des eaux de Fès devient plus complexe. Aujourd’hui, prenons exemple des gens du désert et de ceux qui à l’époque ont pensé à l’eau du point de vu de la conservation et du partage équitable. Allons plus loin pour trouver des solutions quotidiennes et globales qui puissent rendre l’accès à l’eau plus équitable dans nos quartiers comme dans le monde. Comprenons que le soif existe et qu’il risque de détruire nos cultures.

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